John-Erich Nielsen :déjà plus de 17.000 exemplaires vendus !
Mort au grand largue
Fraîcheur du Pacifique, vents violents, coups de barre, et coups de sang : les ingrédients d'un suspense fertile en émotions.
238 pages -
5,00 € TTC : frais de port inclus !
LE FEUILLETON :
Chapitre 9 : Régate en eaux troubles
– Mais allez-vous comprendre ? tonna le superintendant. Si je n’obtiens pas les aveux de ces deux gusses, comment vais-je pouvoir justifier l’intervention de cette nuit ? Que vais-je dire à mon patron ?...
Redgrave fit lui-même les réponses :
– Je dirai que vous aviez deviné ? Que vous avez eu une « intuition » ? Pff ! Ça ne tiendra pas deux secondes devant un juge !
– Et le bon vieux fil de fer n°8 ? continua de plaisanter l’inspecteur. Les Néo-Zélandais n’y croient plus ?
– Décidément, vous m’emmerdez !
– Je sais monsieur, vous me l’avez déjà dit… Plus sérieusement, reprit Sweeney. Et le flag ? Le flag suffit largement, non ?
– Pour inculper notre type, certainement. Mais sans aveux, comment pouvez-vous espérer prouver votre théorie ? Comment faire le lien avec le meurtre de Noisette ?...
Après un silence, Redgrave poursuivit :
– Parce que, enfin, si votre histoire est vraie, elle est tellement invraisemblable que, sans preuves, jamais personne n’y croira !
– C’est vrai monsieur, reconnut l’Ecossais. Mais des aveux, et des preuves, je suis sûr que vous allez en obtenir, n’est-ce pas ?
Le superintendant fixa Sweeney droit dans les yeux.
Exaspéré de n’y lire que l’amusement facile du jeune homme, il gronda :
– Non ! Vous ne vous en tirerez pas comme ça : vous venez avec moi !
– Quoi ? sursauta l’inspecteur.
– Vous m’avez parfaitement compris. Vous allez venir l’interroger avec moi !
– Enfin, monsieur… voulut se défendre Sweeney.
Trop tard. Paul Redgrave empoignait déjà le bras du rouquin, sa canne de golf, et les entraînait tous les deux hors du bureau :
– C’est parti ! clama joyeusement le Néo-Zélandais.
*
– Après vous ! lança Redgrave à Sweeney, en lui ouvrant la porte de la salle d’interrogatoire.
Brusquement intimidé, l’Ecossais franchit le seuil tout en évitant de croiser le regard du prévenu.
Il préféra concentrer son attention sur Doug Hawlett, stupéfait de voir surgir son collègue européen, puis sur la bande en mouvement du magnétophone.
L’épaisseur enroulée autour des deux bobines indiquait que l’enquêteur avait déjà eu le temps d’entamer la résistance de l’homme assis plus à gauche.
Un dernier rapide coup d’œil sur la table, pour y découvrir une cordelette glissée dans un sachet déjà scellé, et Sweeney sursautait déjà :
– Bonsoir ! tonna la voix de Redgrave dans son dos. Quelle trouille ! songea l’inspecteur. Il aurait pu me prévenir…
Le suspect dévisagea les deux nouveaux venus. Bizarrement, il parut chercher du soutien dans le regard de Sweeney. Mais, n’en trouvant aucun, il inclina finalement la tête.
– Merci Hawlett. C’est du bon boulot, le félicita son supérieur. Allez dormir. Je prends le relais.
– Ok patron. Voulez-vous que je vous fasse apporter du café ?
– Volontiers. Dites à la permanence de monter une thermos et deux tasses.
– D’accord patron, répondit Hawlett, avant de se lever de sa chaise.
Redgrave le retint quelques instants par l’épaule :
– Avant de partir, assurez-vous que le dispositif à l’extérieur est en place. Je ne veux aucun journaliste dans les bâtiments.
– Oui, patron.
– Et, au fait, j’y pense : faites dire au standard que je ne veux pas être dérangé. Les urgences attendront.
– Même si c’est le Ministre qui vous annonce votre promotion ? plaisanta Hawlett.
– Même si c’est le Ministre, se dérida la moustache du superintendant… Maintenant allez-y, le libéra son supérieur. J’aurai besoin de vous dès sept heures demain matin.
– Ok patron, et Doug Hawlett sortit de la salle.
Habilement, Paul Redgrave veilla à ne pas laisser s’installer le moindre temps mort.
– Une chaise ? proposa-t-il à Sweeney, et les deux policiers prirent place face au suspect.
Le superintendant survola rapidement les notes de Hawlett. Il observa tout aussi vite la pièce à conviction dans son sachet, et finit en vérifiant le bon fonctionnement du magnétophone. Puis, à haute voix, il annonça :
– Une heure douze du matin, lundi 1er février. Superintendant Redgrave et inspecteur Sweeney. Reprise de l’interrogatoire… Bonsoir, (nom du coupable).
Le feuilleton est terminé. Pour connaître la fin de l'histoire, et le nom du coupable, commandez "Mort au grand largue" !
"Ce roman s'inscrit dans la bonne tradition de la comédie policière, nous invitant à la fois à sourire et à nous interroger sur les faits criminels. C'est agréablement distrayant, très plaisant à lire, donc le but est atteint." (www.rayonpolar.com - C. Le Nocher)